Les investissements énergétiques américains au Mexique voient le T-MEC comme leur dernière défense

Les tensions dans le secteur de l’énergie à propos du différend entre le gouvernement et les entreprises privées se sont intensifiées depuis l’année dernière après une série de changements et de décisions qui ont affecté les deux entreprises des secteurs des hydrocarbures et de l’électricité.

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Des entreprises étrangères se sont rendues dans leurs ambassades pour demander le soutien de leurs gouvernements pour établir un dialogue avec l’administration, en particulier avec Rocío Nahle, chef du ministère de l’Énergie (Sener), face à une série de mesures qui, à leur avis, représentent une impact sur les investissements réalisés dans le pays.

Mais l’écart entre le secteur privé et le gouvernement s’est élargi au fil des mois, et deux associations de sociétés énergétiques américaines ont demandé au gouvernement Donald Trump d’intervenir face à ces changements de politique publique dans le secteur.

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“L’industrie de l’énergie n’est pas le seul secteur qui considère le T-MEC comme un sauveur possible (…), j’ai des conversations tous les jours pour dire comment ils peuvent se protéger”, explique Duncan Wood, directeur de l’Institut du Mexique au Woodrow Wilson Center, basé à Washington.

L’American Petroleum Institute (API) et l’American Association for the Manufacture of Fuels and Petrochemicals (AFPM) ont envoyé des lettres à l’administration Trump ce mois-ci, accusant des changements dans les règles du secteur énergétique mexicain qui les désavantagent et recherchent favoriser la compagnie pétrolière d’État Pemex.

L’AFPM a également évoqué l’entrée en vigueur du traité et que les actions du gouvernement pourraient violer certains de ses chapitres.

“Avec l’entrée du T-MEC, il devra évidemment y être soumis (…) et ce que disent les entreprises, c’est qu’elles ont la base pour faire face et gagner un arbitrage contre le Mexique”, explique Lucía Ojeda, membre du cabinet juridique SAI Derecho y Economía. .