Les risques et opportunités pour la campagne mexicaine au sein du T-MEC.

Des risques

1. Saisonnalité

La limitation temporaire de l’exportation de fruits et légumes mexicains en faveur des producteurs américains, connue sous le nom de saisonnalité agricole, n’est pas reconnue dans le texte du T-MEC, comme l’exige le gouvernement mexicain.

Cependant, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, a promis aux producteurs de Géorgie et de Floride de revoir la question avec le traité en place. L’application de ces limitations, selon le président du Conseil national de l’agriculture (CNA), Bosco de la Vega, “viole le T-MEC et l’Organisation mondiale du commerce (OMC)”.

2. Une législation renforcée

L’accord renouvelé implique une législation renouvelée, plus stricte en matière d’environnement et surtout de travail.

Le T-MEC envisage l’élimination du travail des enfants et du travail forcé, pratiques qui, selon l’exécutif américain, affectent les produits mexicains tels que la tomate, le piment, le concombre, la canne à sucre, le café, l’oignon, les haricots verts, aubergine, tabac et melon.

Le Mexique a une réforme du travail en cours qui devrait être pleinement opérationnelle d’ici 2022.

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3. Résolution des différends

L’accord prévoit des sanctions commerciales pour non-conformité en matière juridique, ce qui n’a pas été le cas avec l’ALENA et qui pourrait même impliquer l’embargo sur les marchandises.

En ce sens, le directeur général adjoint des Disciplines du commerce international du ministère de l’Économie, Ricardo Aranda, a averti il ​​y a quelques semaines des hommes d’affaires mexicains que les États-Unis allaient interdire toute importation “soupçonnée”.

Le T-MEC envisage deux mécanismes de réponse à d’éventuelles controverses, une norme entre les gouvernements et le nouveau MRR, qui est directement applicable par un gouvernement à une usine ou à un groupe d’usines, qui ne peut agir qu’en matière syndicale et peut sanctionner en moins de six mois.

En principe, le secteur agricole – et non le secteur agro-industriel – est le seul exempté du MRR, mais des échecs répétés en matière de compétence de ce mécanisme pourraient conduire le secteur à s’y impliquer.