Madrid et Barcelone retrouvent leurs terrasses, les touristes attendus en juillet

Les cafés et restaurants des deux plus grandes villes d’Espagne ont pu rouvrir leurs portes, lundi, tandis que le ministre espagnol du Tourisme a appelé les visiteurs étrangers à faire leurs réservations pour juillet.

Particulièrement touchée par la pandémie, l’Espagne retrouve peu à peu la vie, alors que le gouvernement a annoncé la réouverture du pays cet été aux touristes étrangers et la reprise de son championnat de football, nouveaux signes d’une volonté de retour à la normale.
« Le plus dur est passé, a assuré le Premier ministre Pedro Sanchez. Nous avons surmonté la grande vague de la pandémie. » Mais surtout, le chef du gouvernement a déclaré que les touristes étrangers pourraient revenir en juillet, une annonce cruciale pour la deuxième destination touristique au monde, où le secteur pèse 12 % du PIB.
Le ministre du Tourisme, Reyes Maroto, a déclaré lundi que les voyageurs étrangers pouvaient d’ores et déjà effectuer leurs réservations pour cet été.

En attendant le retour des touristes, Madrilènes et Barcelonais ont retrouvé, lundi, leurs amis, leurs parcs et leurs terrasses après dix semaines d’un des confinements les plus stricts au monde tandis que les habitants d’autres régions espagnoles moins frappées par la pandémie peuvent de nouveau goûter aux joies du bain de mer.
Les deux plus grandes villes du pays ont été les plus durement frappées par la pandémie du nouveau coronavirus, qui a fait 28 752 morts et infecté 235 772 personnes en Espagne.
Leurs habitants peuvent désormais se retrouver en groupes de dix maximum, chez eux ou aux terrasses des bars et des restaurants, dont la capacité est toutefois limitée.

« Je suis venu voir le lever de soleil sur le lac, le parc me manquait beaucoup »

À Madrid, où les parcs étaient fermés depuis mi-mars, les grilles du Retiro ont rouvert et des centaines de Madrilènes couraient ou se promenaient dès le petit matin. « Je suis venu voir le lever de soleil sur le lac avant 7 h, le parc me manquait beaucoup », a confié à l’AFP Alfonso López, architecte à la retraite de 67 ans.
Comme tous les Espagnols, il doit cependant continuer à porter le masque, obligatoire dans les bâtiments et sur la voie publique quand il n’est pas possible de garder une distance de sécurité de deux mètres.

À Barcelone, deuxième ville du pays, Nacho García, directeur du restaurant Barna Beach, suait lui à grosses gouttes en remontant sa terrasse sur la plage de la Barceloneta.