Le livret bleu

Créé en 1975, sur le modèle du Livret A, le Livret Bleu présente les mêmes caractéristiques que ce dernier. Si, au départ, sa distribution était réservée au Crédit Mutuel ; depuis le 1er janvier 2009, l’ensemble des banques peuvent le distribuer. Du fait de sa grande ressemblance avec le Livret A, il est toutefois rare de le trouver dans les offres proposées par les enseignes concurrentes.

Le Livret Bleu étant une reproduction exacte du Livret A, celui-ci appartient aussi à la catégorie des livrets réglementés, son taux d’intérêt est donc fixé par le gouvernement qui, pour le déterminer, a mis au point, depuis le 1er février 2008, une formule prenant en compte l’évolution des indices EONIA et EURIBOR 3 mois, auxquels vient s’ajouter l’inflation ; le rendement présenté par le Livret Bleu a ainsi été établi, depuis le 1er août 2009, à 1,25 %.

Comme pour la grande majorité des livrets, les intérêts rapportés par le Livret Bleu sont calculés par quinzaine et capitalisés le dernier jour de chaque année, c’est pourquoi il est conseillé de procéder aux dépôts le 15 ou le 30 du mois, et aux retraits le 1er ou le 16. Il faut aussi noter que, de la même manière que son homologue, le Livret A, celui-ci est également un placement défiscalisé, c’est-à-dire que les sommes qu’il génère sont totalement exonérées d’impôt, aussi bien des charges sociales que de l’impôt sur le revenu. Contrairement au livret non réglementé, la performance affichée correspond donc ici au rendement réel de ce produit.

L’ouverture du Livret Bleu peut, elle aussi, être effectuée par un majeur, ou pour un mineur, la principale exigence étant que la personne procédant à la souscription de ce placement ait bien une résidence fiscale en France. Il convient également de préciser que l’ouverture du Livret Bleu est limitée à un seul exemplaire, et qu’il n’est pas cumulable avec un Livret A, sauf si ces deux placements ont été ouverts avant le 1er septembre 1979 ; dans le cas où un cumul se produit, le détenteur des placements se voit alors sanctionné par une amende fiscale de 2 % de l’encours présent sur le livret surnuméraire, avec le risque de se voir, en plus, poursuivi pénalement.

Ce placement présente toutefois une différence par rapport au Livret A, dans la mesure où celui-ci réclame, lors de son ouverture, un versement minimum de 15 €, tandis que son homologue n’exige, quant à lui, qu’un montant minimum de 1,50 €. Le Livret Bleu, tout comme le Livret A, est, par ailleurs, soumis à un plafond d’investissement relativement bas de 15 300 € ; au-delà de cette somme, seuls les gains produits par le placement peuvent alors s’ajouter au capital, tout nouveau dépôt étant impossible.

Si le Livret Bleu peut, aujourd’hui, être diffusé par toutes les banques, force est de constater que l’ensemble des enseignes préfèrent rester fidèles au Livret A ; cet état de fait étant, sans doute, dû, en grande partie, à la notoriété de ce dernier, qui reste encore, à ce jour, la solution d’épargne la plus prisée des investisseurs français, avec plus de 50 millions de détenteurs.