Le LDD

Lancée le 1er janvier 2007, le Livret de Développement Durable a pour but de financer les travaux relatifs au développement durable, tels que la mise en place de moyens destinés à favoriser l’économie d’énergie. Il remplace l’ancien COmpte pour le DEVeloppement Industriel, plus connu sous le nom de CODEVI, dont le but était d’apporter des capitaux aux entreprises. Il a ainsi remplacé ce dernier dans la catégorie des livrets réglementés.

Comme l’ensemble des livrets défiscalisés, le Livret de Développement Durable voit son taux de rémunération déterminé par le gouvernement, il est actuellement égal à celui du Livret A, fixé depuis le 1er août 2009, à 1,25 % ; en contrepartie de quoi, les gains générés par ce placement sont exonérés de toute fiscalité, y compris du prélèvement des charges sociales. Le rendement ainsi affiché par le Livret de Développement Durable est donc net de toute imposition, contrairement à l’ensemble des autres livrets proposés par les différents organismes bancaires.

L’ouverture d’un Livret de Développement Durable reste soumise à quelques conditions, tenant tout d’abord au souscripteur lui-même, qui doit être une personne physique majeure ayant sa résidence fiscale sur le territoire français. Il est, par ailleurs, impossible de détenir plus d’un livret par personne ; dans le cas d’un couple marié, chacun peut bénéficier, en son nom propre, d’un tel placement mais il n’est pas possible d’en ouvrir un de manière conjointe. De plus, selon les banques, il convient de procéder à un dépôt minimum dont le montant peut varier entre 10 et 15 € ; il est, dès lors, possible d’y investir jusqu’à 6 000 €, hors capitalisation des intérêts.

Les sommes ainsi investies restent disponibles à tout moment, il convient de noter que la gestion de cet investissement s’avère être très souple, dans la mesure où tant les versements que les retraits restent libres, aussi bien au niveau de leur montant que de leur fréquence, même si certains établissements peuvent imposer, pour ce type d’opérations, un montant minimum à respecter.

Les intérêts générés par ce placement étant calculés en respectant le principe de la quinzaine, les sommes déposées ne génèrent des bénéfices que lorsque la période suivante débute, c’est pourquoi, la plupart des organismes proposant ces solutions d’épargne conseillent de procéder aux versements en fin de quinzaine ; de la même manière, les retraits doivent être privilégiés en début de quinzaine, ceux-ci ne prenant effet qu’au moment où la période qui suit commence. Ce système permet ainsi d’optimiser le rendement de son épargne.

Le Livret de Développement Durable, mis en place pour permettre aux banques, auxquelles la distribution du Livret A était interdite, de bénéficier, elles aussi, d’un livret d’épargne concurrentiel ; celui-ci n’a jamais rencontré le même succès que la formule initiale mais reste cependant intéressant du fait des avantages fiscaux qui lui restent liés. L’autre intérêt de ce livret réside dans le fait qu’il s’inscrit parfaitement dans l’évolution actuelle de la société, en favorisant le développement durable, permettant aux investisseurs de bénéficier à la fois d’un placement sécurisé et, de manière indirecte, de faire un geste en faveur de l’environnement.