Le LEP

Le Livret d’Epargne Populaire a été créé en 1982, dans le but de permettre, aux personnes dont les revenus sont les plus modestes, de protéger leurs économies contre la hausse des prix.
Cet investissement fait partie de la catégorie des livrets défiscalisés ; à ce titre, sa souscription doit obéir à certaines règles strictes, il est, en effet, limité à un exemplaire par personne majeure, dont le domicile fiscal est situé en France et dont l’imposition, au titre des revenus de l’année 2008 n’excède pas 757 €, pour toute ouverture en 2010. Dans le cas des couples mariés, chacun pourra bénéficier de ce placement, la limite étant fixé, dans ce cas là, à deux exemplaires par foyer fiscal. Pour vérifier le respect de ces conditions, l’établissement bancaire, auprès duquel est ouvert ce placement, exige, chaque année, la présentation du nouvel avis d’imposition du souscripteur afin de vérifier sa situation ; le maintien de ce livret restant impérativement soumis à cette dernière condition, puisqu’à défaut de la fourniture de ce document, le Livret d’Epargne Populaire sera automatiquement clos. L’appartenance du Livret d’Epargne Populaire à la catégorie des livrets réglementés permet au gouvernement d’en fixer le taux de rémunération, celui-ci est alors basé sur celui du Livret A, auquel est ajouté 0,50 %, permettant ainsi de bénéficier d’un placement affichant un rendement net de 1,75 %, depuis le 1er août 2009.

Les formalités d’ouverture se révèlent être relativement simples, puisqu’un simple versement minimum de 30 € est nécessaire pour procéder à cette opération. Dès lors, l’épargnant bénéficie d’un placement dont le plafond est limité à 7 700 € pour l’année 2010, et dont les gains générés sont totalement exonérés d’impôts et de cotisations sociales.

Les sommes placées sur le Livret d’Épargne Populaire restent totalement disponibles, en effet, celui‑ci ne présente aucune obligation quant aux versements ou aux retraits, il convient toutefois de rester vigilant, puisque certaines enseignes imposent un minimum à respecter pour ces transactions, c’est ainsi le cas de la Banque Postale, qui a fixé un montant minimum de 1,50 € pour tout versement ou retrait, ou encore de la Banque Populaire, pour laquelle celui-ci s’élève à 10 € pour les retraits, tandis que les dépôts sont complètement libres. Lors de ces différentes opérations, il convient également de veiller à ne pas laisser le solde du Livret d’Epargne Populaire débiteur, auquel cas ce compte se trouvera immédiatement fermé. Il faut noter ici que certaines enseignes ont instauré des règles plus strictes en la matière, exigeant un solde minimum à respecter.

Le calcul des intérêts est effectué sur le principe de la quinzaine, c’est-à-dire que les sommes investies commencent à produire des intérêts à partir du 1er ou du 16 suivant la date de leur dépôt, pour être ensuite capitalisés le 31 décembre de l’année.
Suite à sa création, le Livret d’Epargne Populaire a pu présenter, à certaines périodes, un rendement inférieur au taux d’inflation, c’est pourquoi, dans le but de protéger le pouvoir d’achat, un mécanisme de compensation a été mis en place, sous la forme d’une rémunération supplémentaire, versée en fin d’année. Il semble toutefois que ce dispositif soit appelé à disparaître suite à l’adoption, au mois de février 2008, d’un nouveau mode de calcul du taux de rémunération du Livret  A, se trouvant désormais lui-même basé sur le taux d’inflation.

Grâce à son rendement rehaussé par rapport à celui du Livret A, le Livret d’Epargne Populaire se révèle être plus avantageux que ce dernier, pour les personnes non imposables, faisant de lui le placement idéal pour cette catégorie d’investisseurs.