La taxe d’habitation et la CRDS ne disparaîtront pas en 2020

Même si le gouvernement a promis de ne pas augmenter les impôts, il ne fera pas non plus s’éteindre ceux qui étaient prévus. Initialement destinées à être abrogées, la taxe d’habitation pour les plus aisés et la Contribution au remboursement de la dette sociale vont donc plutôt être prolongées.

Contribution au remboursement de la dette sociale

Votée en 1996 par le plan Juppé et prévue pour être appliquée sur 13 ans afin d’épurer la dette de la Sécurité sociale, la Contribution au remboursement de la dette sociale ponctionne toujours 0,5 % de tous les revenus pour alimenter la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Laquelle reçoit aussi une fraction de la CSG et un versement du Fonds de réserve des retraites.

Comme le disent souvent les fiscalistes, un impôt ne disparaît jamais. La CRDS ne fera pas exception à cet adage. Au départ, elle devait disparaître en 2009 puis son retrait a finalement été annoncé pour 2024. Les députés ont déjà pris à nouveau la décision, par le projet de loi pour la dette sociale et l’autonomie votée ce jeudi 16 juillet prévoit de la maintenir jusqu’en 2033.

Vous pouvez vous réjouir parce qu’en dépit de tout, vos impôts ne grimperont pas. Cependant, retenez qu’en 2024, vos revenus non plus ne grimperont pas. D’après des simulations effectuées par l’ADP, entreprise spécialisée dans les solutions pour les ressources humaines, un salarié au SMIC devrait dès 2025 se retrouver avec un plus de 9 euros par mois sur sa fiche de paie. Pour un salaire de 3.500 euros brut, le montant de sa paie devait grimpe à 17,37 euros. Il s’élèvera à 74,06 euros pour une rémunération mensuelle de 15.000 euros.

Taxe d’habitation pour les plus aisés

La bonne nouvelle, c’est que comme il a été annoncé à partir de cette année, 80 % des foyers fiscaux ne payeront plus la taxe d’habitation.

Cependant, Emmanuel Macron avait évoqué le 14 juillet, un possible report de la suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % de foyers les plus aisés pour après 2023. Son Premier ministre Jean Castex a affirmé vendredi dernier que pour l’heure, le calendrier de la suppression de la taxe d’habitation pour ces derniers, prévue en 2023, était maintenu.

Ils bénéficieront donc comme prévu d’un dégrèvement de 30 % en 2021, 65 % en 2022 et 100 % en 2023. Si bien sûr, les choses ne changent pas. En attendant d’avoir de nouvelle information, on peut donc considérer que la suppression de la taxe, suivant le calendrier prévu, ne connaitra aucune modification.