Renault teste sa propre blockchain pour sécuriser des pièces de ses véhicules

Le constructeur automobile Renault a annoncé jeudi avoir achevé la phase de test du projet blockchain qu’il a développé pour certifier les composants de ses véhicules. La plate-forme, appelée XCEED (Distributed End-to-End Extended Compliance), est basée sur la blockchain Hyperledger Fabric et est mise en œuvre en collaboration avec IBM.

Dans sa déclaration officielle, Renault a indiqué que son projet XCEED est conçu pour suivre et certifier la conformité réglementaire des composants de votre véhicule, du moment où ils quittent les zones de conception jusqu’à leur entrée dans les zones de production. Le système a été développé en réponse aux contrôles réglementaires requis par l’Union européenne et auxquels l’industrie automobile est tenue de se conformer depuis le 1er septembre.

Les régulateurs mettent en œuvre des contrôles plus stricts depuis que l’industrie de 2015 a été touchée par le scandale Volkswagen. Cette année-là, il est apparu que le constructeur avait installé illégalement un logiciel pour modifier les résultats des contrôles techniques des émissions de polluants dans 11 millions de voitures équipées d’un moteur diesel, comme une revue de wikipedia.

«Le projet XCEED que nous avons lancé est une illustration puissante de la capacité d’innovation du Groupe Renault. Nous sommes convaincus que la blockchain est un vecteur de transformation de l’industrie automobile. La technologie blockchain se démarque vraiment dans un vaste écosystème qui implique plusieurs entreprises différentes, assurant un lien entre les différents processus, systèmes informatiques et bases de données des partenaires. Les usages de ce type de technologie sont multiples dans l’industrie automobile, où nous avons des échanges avec d’innombrables acteurs extérieurs à l’entreprise, tels que des fournisseurs, des clients et des distributeurs indépendants ».

Odile Panciatici, vice-présidente des projets blockchain du Groupe Renault.

Le test de la plateforme XCEED a été réalisé à l’usine Renault de Douai en France, avec la participation de plusieurs équipementiers. Le résultat a montré que le réseau est capable d’archiver un million de documents et de traiter 500 transactions par seconde.

Dans sa déclaration, Renault a souligné qu’il allait désormais mettre en place un réseau de production de véhicules et de pièces détachées sécurisé, raccourcissant ses procédures avec des informations en temps réel qui seront transmises à de nombreux constructeurs automobiles. Les partenaires de Renault dans ce projet comprennent le fabricant de pneus Continental; Faurecia, un fabricant mondial de pièces automobiles; Plastic Omnium en charge des composants plastiques pour véhicules et Saint-Gobain, fournisseur de verre pour l’industrie automobile.

Depuis 2015, Renault travaille avec des projets basés sur des blockchains. Ceux-ci sont vus au sein de l’entreprise comme une source de productivité et d’intelligence collective accrues, ainsi qu’un vecteur de transformation de l’industrie automobile. Il a travaillé sur une vingtaine de projets, dont un prototype de carnet d’entretien numérique pour ses voitures, comme le rapportait CriptoNoticias à l’époque.