2021 et la pire crise du siècle dernier pour le Mexique

“Je veux être très respectueux des décisions que prennent les Etats-Unis” | #En secondes

L’appareil qui fonctionne aujourd’hui selon les principes de la soi-disant quatrième transformation intensifiera sa condition de famine et il est fort possible que des programmes qui fonctionnaient déjà dans des conditions de dépenses très précaires disparaissent. Les impacts se refléteront dans les dépenses courantes, dans une mauvaise qualité des services, à travers une bureaucratie inefficace, avec très peu de technique gouvernementale et sans aucune incitation à faire exploser leur productivité.

Dans le cas des organes autonomes et de régulation, si critiqués par le président, ils ne disparaîtront pas mais ils seront noyés par une réduction de leurs dépenses et ainsi leur vigilance sera grandement affaiblie. Et, avec tout et les élections, un coup dur est attendu dans le financement de l’INE et des partis politiques.

Dans tous les cas, la crise des finances publiques paralysera la soi-disant quatrième transformation et elle ne pourra pas continuer son processus d’évangélisation. Mais il y a quelque chose de bien plus transcendant que cela.

Si AMLO veut maintenir ses programmes et soutenir Pemex, il est fort possible qu’il n’évite pas d’encourir un déficit primaire. Dans le même temps, si la relance économique ne prospère pas rapidement et que la crise s’intensifie, le gouvernement mexicain serait contraint de recourir à des lignes de crédit qui pourraient alors être plus chères qu’elles ne le sont actuellement.

Un déséquilibre des finances est très dangereux et, là, nous perdons tous. Au fur et à mesure, nous nous dirigeons vers une impasse. Arturo Herrera, secrétaire au Trésor, a déjà déclaré lors d’une réunion avec les législateurs de Morena, le parti au pouvoir: «Le Mexique connaîtra la crise la plus forte depuis 1932; C’est presque le pire moment économique du pays au siècle dernier ».

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Le lobbying pour influencer les plans gouvernementaux s’intensifiera. Le 10 septembre, Ricardo Monreal tiendra une réunion avec des hommes d’affaires, qui partageront leurs préoccupations concernant la fiscalité, le soutien aux petites et moyennes entreprises et les projets d’infrastructure. L’une des batailles portera sur l’augmentation éventuelle des taxes sur les produits à forte teneur calorique. Le secteur privé accusera que l’argent recueilli au cours d’autres exercices financiers n’a pas été utilisé pour promouvoir des campagnes de lutte contre l’obésité et le diabète. La réponse est un pronostic réservé.

Note de l’éditeur: Jonathán Torres est journaliste d’affaires, consultant média, ancien directeur éditorial de Forbes Media Latam. Suivez-le sur LinkedIn et sur Twitter en tant que @jtorresescobedo. Les opinions publiées dans cette chronique appartiennent exclusivement à l’auteur.

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