Jusqu’à quand serons-nous en crise?

(Expansion) – L’effondrement historique de l’économie mexicaine est confirmé; l’investissement physique, la consommation et les exportations ont chuté de façon spectaculaire au cours du deuxième trimestre. L’investissement en machines, équipements et construction a enregistré une contraction de 29,8%, la consommation privée de -19,4%, les exportations de biens et services de -20,5%, toutes ces évolutions négatives sont par rapport au premier trimestre 2020. Cependant, au revoir les données et voir la baisse en prenant comme référence le deuxième trimestre de 2019, les investissements en machines, équipements et construction -34%, consommation privée -20,6%, exportations -31,1%.

La pandémie a mal pris l’économie mexicaine car en 2019 nous avions un PIB de -0,3% et pour ce 2020 un scénario de baisse entre 9 et 11% est attendu, ce qui engendrera un plus grand nombre de pauvres. De plus, il y a une incertitude sur la manière dont la récupération se fera en 2021 car cela dépendra dans une large mesure de l’existence d’un vaccin efficace et ponctuel, en plus du temps qu’il faudra pour le distribuer ou, à défaut, d’un traitement pour traiter le COVID-19. . Donc, prévoir ce qui se passera en 2021 semble très compliqué. Pour surmonter la crise, il est nécessaire que des projets d’infrastructure puissent être réalisés et que l’investissement privé soit assuré. Ce n’est qu’ainsi que l’emploi et la consommation pourront être augmentés. En outre, il est nécessaire d’éviter que la crise économique ne se transforme en crise financière. Heureusement, le taux de défaillance de la banque est de 2,1% et ses réserves sont de 1,6% du montant emprunté. Le programme de refinancement que les institutions bancaires ont accordé a fonctionné et continuera sûrement, mais il faut éviter que les entreprises ne tombent en défaut de paiement et pour cette raison, la relance économique est urgente. Il faut comprendre qu’aider les entreprises, c’est aussi aider les travailleurs car cela empêche plus de personnes de tomber au chômage et elles sont aussi l’axe central de la reprise. Que se passera-t-il si de nombreuses entreprises font faillite ou ne peuvent pas payer leurs dettes? Que se passera-t-il si davantage de personnes quittent le formel et deviennent informelles à cause du chômage? AVIS: 2021 et la pire crise du siècle dernier pour le Mexique Il y a beaucoup d’incertitude sur l’avenir du Mexique. La dure réalité s’impose à une crise qui, bien qu’elle affecte le monde entier, chaque pays en sortira différemment car certains ont des institutions plus fortes, l’état de droit, les règles d’investissement ne changent pas, il y a un soutien pour la les familles et les entreprises, mais surtout les pays développés savent que les entreprises sont l’axe central de la création d’emplois. La crise sanitaire n’est même pas terminée, nous ne pouvons donc pas dire que l’économie mexicaine est prête à sortir de la crise; des mois compliqués à parcourir, surtout pour connaître l’impact réel.

La crise peut durer plus longtemps que prévu dans le monde car une fois la pandémie apaisée, plusieurs gouvernements étatiques et locaux se trouveront confrontés à des restrictions financières importantes en raison de la dette importante qu’ils ont contractée. Au Mexique, la dette publique augmente et peut atteindre un niveau de 70% du PIB, sans tenir compte du fait que si une épidémie de COVID-19 survient, elle peut encore augmenter. Et il ne faut pas oublier qu’un risque important pour le Mexique, en plus de la pandémie, ce sont les finances publiques, car Pemex et CFE sont une décharge de deniers publics. Ce sont des entreprises qui coûtent aux Mexicains plusieurs millions de pesos. AVIS: Rapport du gouvernement. L’économie s’effondre On dit que les crises sont une opportunité, mais le Mexique rate l’occasion de mieux réactiver l’économie. Bien que l’on s’attende à ce que le pire soit passé, il est urgent d’activer les projets d’investissement et de donner à l’initiative privée la certitude d’attirer de plus en plus d’investissements dans le pays. Ne pas le faire sera une crise plus longue que prévu. Jusqu’à quand serons-nous en crise? Il n’y a pas encore de date. Note de l’éditeur: Jorge Sánchez Tello est directeur du programme de recherche appliquée de la Fondation pour les études financières (FUNDEF). Suivez-le sur LinkedIn et sur Twitter. Les opinions contenues dans cet article relèvent de la seule responsabilité de l’auteur. Voir plus d’informations à ce sujet et sur d’autres sujets dans la chaîne Opinion

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