La santé est-elle une priorité pour le gouvernement fédéral?

La fonction santé concentre les dépenses à cet effet réparties dans différentes institutions (Ministère de la Santé – où est implanté INSABI -, IMSS, ISSSTE, Pemex, Ministère de la Défense et Ministère de la Marine), ainsi que le Fonds de Cotisations pour les services de santé et cotisations de sécurité sociale. Parmi ces postes, seul le ministère de la Santé (branche 12) serait considéré comme l’un des lauréats avec la troisième dépense la plus élevée au sein des branches administratives et une croissance réelle de 9,1% par rapport à 2020.

Selon la déclaration de motivation, l’augmentation qui a été accordée au ministère de la Santé a pour objectif d’offrir des services à ceux qui n’ont pas de sécurité sociale, en plus de renforcer les ressources physiques et humaines pour continuer à lutter contre la pandémie et corriger les retards de années précédentes. Cela comprend la régularisation des travailleurs embauchés comme intérimaires et la création de près de 9 000 postes destinés aux zones pauvres plus 10 000 autres pour la formation de spécialistes.

Il faut reconnaître que depuis l’année dernière, les dépenses consacrées à cette fonction ont commencé à se redresser après une chute amorcée en 2014 et ayant atteint leur plancher en 2019. Si les députés ne les modifient pas à la baisse, le budget de la fonction devrait d’ici 2021 la santé est presque 3% plus élevée, en termes réels, que le budget approuvé pour 2020, passant de 646 milliards de pesos (b / j) à 664 b / j. C’est une bonne nouvelle.

Ce qui n’est pas une si bonne nouvelle, c’est que les dépenses publiques de santé en pourcentage du PIB ne s’élèveraient qu’à 3,4%, contre 2,8% rapporté par le Mexique pour 2019. Cela fait de nous le pays avec les dépenses les plus faibles de l’Organisation pour la santé Coopération et développement économiques (OCDE), à égalité avec la Turquie. Et il faut considérer qu’une partie de l’augmentation de cette proportion est due au fait que le PIB se contracte en raison de la crise économique.

En revanche, il est préoccupant qu’une partie de l’augmentation enregistrée par la fonction santé provienne du Fonds Santé pour le Bien-être. Plus précisément, 33 milliards seront prélevés sur ce fonds qui, avant la réforme de la loi générale sur la santé, était le Fonds de protection contre les dépenses catastrophiques. C’est inquiétant car il s’agissait de ressources accumulées pendant plusieurs années pour le traitement de maladies coûteuses, comme le cancer ou le VIH-sida, et rien ne prouve que la fin de ces ressources soit maintenue. Cela ne met-il pas en danger le bien-être de ces patients à long terme?