L’humanité n’a que quelques années pour éviter la sixième extinction de masse

«Nous exterminons systématiquement tous les êtres vivants non humains», prévient Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’IPBES, le panel d’experts de l’ONU sur la biodiversité.

Cependant, il n’est pas encore trop tard, dit-il, puisque «la biodiversité peut se rétablir rapidement», par rapport par exemple au temps qu’il faut pour inverser les effets du changement climatique.

Ce rapport coïncide avec les négociations en cours pour établir un nouveau plan d’action jusqu’en 2030.

Le calendrier a été modifié par la crise du COVID-19 et la 15e réunion de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (COP15), qui devait se tenir en octobre en Chine, a été reportée à 2021.

Le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Marseille, en France, reporté de juin 2020 à janvier 2021, pourrait être à nouveau reporté.

Bien que la pandémie ait causé ce ralentissement, elle a également conduit “de nombreuses personnes à prendre conscience que quelque chose ne va pas dans la relation entre nous et le reste de la nature”, déclare l’auteur principal du rapport.

“Nous aurons de nouveaux objectifs”, ajoute Cooper à propos des négociations, non sans avertissement: “Mais ceux-ci n’ont jamais posé de problème, mais leur réalisation” et “il faudra sûrement plus de ressources”.

Avec des informations de l’. et de l’EFE