Ne voyant plus de récession, les gestionnaires de fonds commencent à se tourner vers les valeurs industrielles et de valeur, selon une enquête de la Bank of America

Cette photo d’archive prise le 24 août 2020 montre une vue aérienne de conteneurs de fret en attente de chargement dans les terminaux du port de Göteborg, un centre d’expédition très fréquenté sur la côte ouest de la Suède.

jonathan nackstrand / Agence France-Presse / .

Les gestionnaires de fonds tournent mais ne chassent pas les actions après le rebond massif des creux de mars, selon la dernière lecture de l’enquête populaire auprès des gestionnaires de fonds de Bank of America.

L’enquête a révélé que les niveaux de trésorerie ont augmenté par les gestionnaires de fonds, à 4,8% de leurs portefeuilles en septembre, après 4,6% en août. Dans le même temps, les investisseurs ont alloué plus de liquidités aux industries, aux actions de petite capitalisation et à la valeur au détriment de la technologie, de la santé et des grandes capitalisations.

Les gestionnaires de fonds n’ont cependant pas effectué de rotation des régions, préférant toujours les États-Unis aux marchés européens, britanniques et émergents.

Un pourcentage net de 18% sont des actions surpondérées, ce qui n’est pas particulièrement élevé dans l’histoire de l’enquête.

Les gestionnaires de fonds sont particulièrement baissiers à l’égard du Royaume-Uni, où de nouvelles préoccupations concernant le Brexit sont soulevées. Un net 35% sous-pondèrent les actions britanniques, la pire performance depuis mars 2018.

Les banques et les stocks d’énergie sont également encore mal aimés, selon l’enquête.

Les stratèges dirigés par Michael Hartnett ont déclaré que le positionnement implique une fourchette de l’indice S&P 500
SPX,
+ 0,77%
entre 3 300 et 3 600, et que la rotation cyclique en est encore à ses débuts.

Pour la première fois depuis février, davantage d’investisseurs affirment que l’économie mondiale se trouve dans une phase de cycle précoce plutôt que dans une récession.

Les gérants ont également été interrogés sur les marchés obligataires, où les rendements restent déprimés. Un vaccin crédible est le déclencheur le plus probable pour des rendements plus élevés, selon 41% des panélistes.

L’enquête, menée entre le 3 et le 10 septembre, portait sur 224 panélistes gérant 646 milliards de dollars d’actifs.

En début de séance mardi, le S&P 500 a bondi de 51% par rapport aux creux de mars et le Nasdaq Composite, très technologique
COMP,
+ 1,04%
a bondi de 61%.