Le président haïtien demande "paix" alors que l’opposition s’apprête à protester

Dans l'image, le président haïtien, Jovenel Moise.  EFE / Orlando Barría / Archives
Dans l’image, le président haïtien, Jovenel Moise. EFE / Orlando Barría / Archives (EFEI0499 /)

Port-au-Prince, 17 octobre (EFE) .- Le président haïtien Jovenel Moise a assuré ce samedi que le pays a besoin de «tolérance, paix et stabilité», juste le jour où l’opposition tiendra des manifestations pour exiger son départ du pouvoir.
“Oublions nos disputes, donnons la priorité au bien-être collectif pour garantir un pays meilleur aux générations futures”, a déclaré le président lors d’un événement commémorant le 214e anniversaire de la mort du père fondateur du pays, Jean-Jacques Dessalines.
Moise a également appelé les Haïtiens à «se battre pour ce dont ils ont besoin», et plus particulièrement contre le «coût élevé» de la vie.
«Si vous rejetez votre propre combat, ils feront de vous le combattant d’une cause qui n’est pas la vôtre», a déclaré le président après avoir rendu hommage au buste du héros haïtien au Musée du Panthéon national de la capitale.
“Haïti a besoin de tolérance, de paix et de stabilité. A l’occasion de la commémoration de la mort du père fondateur de notre nation, unissons nos forces, oublions nos différends, donnons la priorité au bien-être collectif pour garantir un pays meilleur aux générations futures”, a-t-il déclaré.
Le président a visité le site en compagnie du Premier ministre, Joseph Jouthe, et des membres de son cabinet.
Depuis les premières heures de ce matin, toute la zone autour du Palais national a été bouclée par diverses unités de la police nationale et des forces armées.
Les partis et organisations de l’opposition annoncent des manifestations dans tout le pays ce samedi, tout en continuant d’exiger que Moise démissionne du pouvoir le 7 février de l’année prochaine.
En septembre dernier, Moise a nommé les neuf membres du Conseil Electoral Provisoire (CEP), qui devrait organiser le référendum constitutionnel pour doter le pays d’une nouvelle Constitution, ainsi que des élections locales, municipales, législatives et présidentielles.
Cependant, la Constitution du pays établit que toute consultation populaire visant à amender le texte par référendum est «formellement interdite».
De plus, les secteurs de l’opposition qui affrontent ouvertement le président ont rejeté la composition du CEP et ont réitéré qu’il n’est pas possible de tenir des élections en raison du climat d’insécurité et de violence qui règne dans le pays.
Ces secteurs favorisent une transition, au moyen de laquelle Moise quitte la présidence et qu’après cela les élections ont lieu.
Haïti traverse une grave crise économique, alors que les niveaux de violence ont augmenté ces derniers mois, avec des bandes armées opérant librement dans les secteurs marginalisés de Port-au-Prince, en plus d’une partie des membres de la Police nationale exigeant des améliorations dans les rues. à leur salaire.