Roy Barreras quitte l’U, propose un référendum pour révoquer Duque et se prépare pour les élections présidentielles

(EFE) (EFE)

Le sénateur Roy Barreras l’a fait, ce 15 octobre, uUne série d’annonces qui a secoué le paysage politique, qui se prépare déjà à lancer la campagne électorale 2022.

Barreras a annoncé qu’il quittait le Parti U, qui était sa patrie politique depuis qu’il a commencé sa carrière en tant que membre du Congrès il y a 12 ans. “Les différences idéologiques avec ceux qui sont aujourd’hui majoritaires ont généré une fracture irréparable”, a déclaré le membre du Congrès.

Le politicien conservera son siège, puisque le Conseil d’État a indiqué que même si les sièges appartiennent aux partis et non aux candidats, “Il ne faut pas perdre de vue le fait que dans tous les cas le droit fondamental de choisir et d’être élu et la volonté de ceux qui, avec leur vote, ont permis l’élection du membre du Congrès, du député ou du conseiller respectif sont concernés”.

Le référendum de Roy Barreras, quatre questions pour les Colombiens

Au milieu de son départ de la communauté U, Roy a lancé une campagne pour demander un référendum qui lui permettrait d’appeler les Colombiens aux urnes pour approuver ou rejeter quatre points. Pour le référendum, il doit d’abord recueillir deux millions de signatures qui soutiennent l’appel à ce mécanisme.

1. Révoquer le mandat du Président Iván Duque: Même si et plusieurs politiciens et experts ont convenu que dans la Constitution il n’y a aucune possibilité de le faire, le sénateur propose que le référendum inclue la modification de la Constitution afin que le mandat puisse être révoqué et 30 jours après le résultat, le Des urnes à nouveau pour que les citoyens décident si le gouvernement actuel est maintenu ou non.

07/04/2020 Le président colombien, Iván Duque.  ECONOMIE ESPAGNE EUROPE MADRID INTERNATIONAL CÉSAR CARRIÓN / PRESIDENCE DE COLOMBIE 07/04/2020 Le président colombien, Iván Duque. ECONOMIE ESPAGNE EUROPE MADRID INTERNATIONAL CÉSAR CARRIÓN / PRESIDENCE DE COLOMBIE

<< Conformément au chiffre 4, le mandat du Président de la République peut être révoqué lorsque, en raison d'un manque de gestion du gouvernement national, de la diminution des questions économiques (...) il y a une détérioration de l'ordre public et de la sécurité des citoyens conformément à l'augmentation du nombre d'homicides, d'homicides contre des dirigeants sociaux et des défenseurs des droits de l'homme, des massacres, des déplacements forcés, des vols de personnes et la mise en œuvre de l'Accord de paix définitif pour la fin du conflit est limitée, en particulier par rapport à la loi législative 02 de 2017 », indique le texte de Barreras.

Pour révoquer le mandat de Duque, le référendum demandera également que le paragraphe 1 de l’article 194 de la Constitution soit également modifié:

“Les fautes absolues du président de la République sont sa mort, sa démission acceptée, la destitution décrétée par sentence, la révocation du mandat, l’incapacité physique permanente et l’abandon de la fonction, ont déclaré ces deux derniers par le Sénat.”

2. Salaire de base universel pour les plus pauvres

Lors du référendum, il serait également question de naître un salaire minimum universel. Si cette initiative aboutit, on demandera aux Colombiens s’ils souhaitent que l’article 25 de la Constitution politique soit modifié comme suit:

«Le travail est un droit et une obligation sociale et bénéficie, sous toutes ses formes, de la protection spéciale de l’État. Toute personne a droit à un emploi dans des conditions décentes et équitables et à recevoir, en tout état de cause, au moins un salaire de base qui aura un caractère universel ».

3. Pension universelle en Colombie

Roy Barreras propose que le référendum approuve une pension pour chaque personne qui atteint la vieillesse et qui est à vie. On demandera aux Colombiens s’ils souhaitent modifier les paragraphes 9 et 12 de l’article 48 de la Constitution politique, comme suit:

«Pour la liquidation des pensions, les facteurs sur lesquels chaque personne a cotisé seront pris en compte. Conformément aux dispositions de cet article, toute personne aura le droit de percevoir une allocation de pension qui ne pourra être inférieure au salaire minimum mensuel légal en vigueur ».

4. Enseignement universitaire public gratuit

Sur ce quatrième point, le référendum viserait à ce que tous les habitants du territoire national puissent accéder gratuitement à l’enseignement supérieur public. Pour cela, il est demandé d’approuver la modification des paragraphes 3 et 4 de l’article 67 de la Constitution politique:

L’Etat, la société et la famille sont responsables de l’éducation, qui sera obligatoire entre cinq et vingt-cinq ans et qui comprendra au moins, un an d’enseignement préscolaire, neuf d’éducation de base, deux d’enseignement secondaire et l’accès à l’enseignement supérieur dans les établissements publics.

Les niveaux d’enseignement dont traite cet article seront gratuits dans les institutions de l’Etat, sans préjudice de l’accès aux institutions privées pour ceux qui peuvent assumer ces frais », lit-on dans la proposition de Roy Barreras.

Roy Barreras, candidat à la présidentielle?

En 2017, le sénateur Barreras est entré dans l’arène électorale de 2018 en tant que candidat à la présidentielle et avec le soutien du parti U, le même qu’il quitte aujourd’hui. À ce moment-là, il a demandé à sa communauté de diriger une coalition gagnante aux élections présidentielles.

image-infobae

Son intention s’est rapidement effondrée et il s’est à nouveau présenté sur la liste pour les élections au Congrès, législature 2018-2022.

Mais ce 15 octobre, au beau milieu de sa retraite de l’U et de la proposition qu’il a lancée de solliciter un référendum, il met à nouveau sur la table sa future candidature à la présidentielle.

Dans une interview accordée à Noticias Caracol, Barreras a déclaré qu’il chercherait à créer une nouvelle force politique rassemblant le centre et la gauche, au milieu d’un pays polarisé.

«Je sors pour construire une force politique qui garantit la reprise de la construction d’une paix complète et d’un pays plus juste et équitable. Ma décision signifie probablement ne pas retourner au Sénat en 2022»Dit Barreras.

Concernant le référendum et son avenir politique, il reste à voir comment il gagnera le soutien politique mais aussi les secteurs sociaux et les citoyens pour accomplir sa mission.