Six anciens présidents du Costa Rica apportent leur soutien au Gouvernement et à la police

Les manifestations, qui ont cessé depuis mercredi dernier, ont connu des épisodes de violence tels que des affrontements entre manifestants et la police, et des jets de pierres et de cocktails Molotov sur des véhicules de police qui ont causé de graves dommages et au moins trois ont été complètement incendiés.  EFE / Jeffrey Arguedas / Archives
Les manifestations, qui ont cessé depuis mercredi dernier, ont connu des épisodes de violence tels que des affrontements entre manifestants et la police, et des jets de pierres et de cocktails Molotov sur des véhicules de police qui ont causé de graves dommages et au moins trois ont été complètement incendiés. EFE / Jeffrey Arguedas / Archives (Jeffrey Arguedas /)

San José, 17 octobre (EFE) .- Six anciens présidents du Costa Rica dans un manifeste envoyé aux citoyens ce samedi ont montré leur soutien à l’état de droit, aux autorités et à la police, et ont également exprimé leur répudiation des actes de violence commis par des femmes. les dernières semaines.
Présidents Luis Guillermo Solís (2014-2018), Laura Chinchilla (2010-2014), Óscar Arias (2006-2010 et 1986-1990), Abel Pacheco (2002-2006), Miguel Ángel Rodríguez (1998-2002) et Rafael Ángel Calderón (1990-1994), a déclaré que face aux difficultés que traverse le pays, “nous devons tous soutenir notre démocratie, les institutions républicaines et les droits de tous les citoyens”.
“Avec un profond dévouement patriotique, nous exprimons notre soutien inconditionnel à la constitutionnalité, à l’état de droit, aux autorités et à la police qui agissent dans l’exercice de leurs pouvoirs, aux libertés publiques de tous ceux qui habitent cette terre bénie”, cite le texte.
La lettre ajoute que: “Les autorités légitimement établies doivent exercer leurs pouvoirs efficacement et avec un sentiment d’urgence, et nous exhortons avec véhémence le gouvernement de la République à assumer cette responsabilité.”
Les ex-présidents ont également insisté sur les partis politiques qui «doivent agir avec une haute vision», les syndicats qui «doivent privilégier le bien national sur leurs intérêts» et ceux qui participent aux manifestations de le faire dans le «respect de la légalité”.
«Sur notre attitude patriotique, sur notre défense de l’institutionnalité que nous avons construite avec tant d’efforts depuis près de 200 ans, cela dépend du maintien de la paix sociale et de la résolution des graves obstacles auxquels nous sommes confrontés», cite le document.
En outre, ils ont lancé un «appel à nous tous pour surmonter la douleur que vivent aujourd’hui tant de foyers et les frustrations et la colère que nous ressentons face à l’accumulation d’adversités auxquelles le pays est confronté».
Le Costa Rica a vécu quelques semaines violentes, après le début des manifestations le 30 septembre en rejet de l’intention du gouvernement de rechercher un accord financier avec le Fonds monétaire international (FMI) pour 1,75 milliard de dollars, qui comprenait une augmentation de les impôts et la vente de certains actifs de l’État.
Au milieu des manifestations et face à un faible soutien politique, le 4 octobre, le président costaricain Carlos Alvarado a retiré l’initiative et déclaré qu’il ouvrirait un processus de dialogue national.
Cependant, les protestations se sont poursuivies, les dirigeants du mouvement exigeant que le président signe un document dans lequel il promettait de ne pas aller au FMI pour le reste de son gouvernement, de ne pas augmenter les impôts et de ne pas vendre d’actifs.
Les manifestations, qui ont cessé depuis mercredi dernier, ont connu des épisodes de violence tels que des affrontements entre manifestants et la police, et des jets de pierres et de cocktails Molotov sur des véhicules de police qui ont causé de graves dommages et au moins trois ont été complètement incendiés.
Jeudi, le gouvernement a déposé une plainte pénale contre les organisateurs des manifestations, y compris l’ancien député et ancien candidat à la présidence José Miguel Corrales, et l’ancien député Célimo Guido, pour les crimes présumés d’association illicite, d’incitation publique, d’obstruction des voies publiques, d’obstruction de services publics, émeute, attaque, incendie ou explosion.