Bitcoin : Une folie spéculative ou révolution économique ?

Véritable attraction de nos jours sur le marché financier, le bitcoin est une monnaie virtuelle qui connaît une ascension fulgurante. Elle constitue le crypto actif le plus populaire et les spéculations faites à son sujet montrent qu’il s’agit d’une monnaie rentable. Cependant, avec les fluctuations des prix sur le marché boursier, le Bitcoin oscille entre valeur bénéfique et guet-apens. Voici une analyse faite à propos.

Une monnaie virtuelle libre

Beaucoup d’investisseurs financiers sont prêts à injecter leur bourse dans le bitcoin. En effet, à sa sortie sur le marché financier virtuel en 2008, cette crypto monnaie a suscité beaucoup d’espoirs. Dès lors, elle a pu échapper aux réglementations en vigueur dans ce domaine. Grâce à l’évolution prévue des cours, elle est tout de suite aperçue comme la valeur à fort rendement dans les années à venir. Mais c’était sans compter sur le revers de la médaille. A la suite d’une période régressive, le bitcoin a été reconsidéré, même s’il constitue plus de la moitié du capital boursier qui est environ de 350 milliards USD.

Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale américaine en 2017 à l’issue d’une conférence de presse, a rappelé le caractère non réglementé de cet actif. Elle a souligné au passage que la valeur de cette cryptomonnaie est un peu trop surestimée et les rendements sont encore instables. À sa suite, la Financial Conduct Authority a arrêté sa vente, car estime-t-elle, le bitcoin n’a pas une valeur propre à elle. Sa valeur n’est donc pas connue et son calcul ne repose sur aucun critère précis. Ainsi, la valeur du bitcoin ne peut pas être déterminée et ses nombreuses fluctuations empêchent toute analyse intelligente.

 

Le Bitcoin résout un problème

La technologie de la blockchain qui est derrière le bitcoin réduit considérablement les coûts de transaction en dématérialisant les institutions financières traditionnelles.

Les sociétés financières traditionnelles ont prédit la disparition du bitcoin depuis un certain temps. Le PDG de J.P. Morgan, Jamie Dimon, a qualifié le bitcoin de fraude en septembre 2017, en déclarant : « Ce n’est pas une vraie affaire ; elle finira par être fermée« . Jamie Dimon a comparé le Bitcoin à la bulle spéculative des tulipes aux Pays-Bas, les prix des contrats pour les bulbes de tulipes avaient atteint des niveaux extraordinairement élevés avant de s’effondrer en 1637.

Jamie Dimon n’a pas fourni de calendrier précis pour la chute de bitcoin, qui est pourtant la clé des « prédictions » du marché. Mais ses prévisions ne sont pas si bonnes en ce moment, avec une capitalisation boursière approchant le trillion de dollars, et un cours atteignant aujourd’hui les 50.000 dollars

Voici ce que vous auriez gagné si vous aviez investi 100 dollars en 2009 !

Le Bitcoin a atteint un nouveau sommet, dépassant les 50 000 dollars. Même si l’actif reste très volatil, ceux qui ont investi à long terme ont récolté des gains incroyables.

Par exemple, si vous aviez investi dans le bitcoin lors de son lancement en 2009, vos rendements pourraient se chiffrer en millions ou en milliards de dollars, car la valeur initiale de l’actif était de 0.

« C’est certainement l’actif le plus performant de la dernière décennie« , a déclaré Daniel Polotsky, PDG de CoinFlip.

Si vous achetiez des bitcoins un peu plus tard et que vous conserviez l’actif à travers les hauts et les bas qu’a connu le Bitcoin ces dix dernières années, vous verriez encore des retours sur investissement toujours aussi incroyables.

L’espoir d’une introduction légale dans le portefeuille financier

Le bitcoin avec sa valeur instable n’apparaît pas comme une monnaie sûre. Toutefois, l’usage massif de celle-ci pourrait bien corriger ce problème. En effet, cette projection dans le futur se réaliserait si à l’avenir on décidait d’utiliser cette monnaie numérique pour contrer les mauvaises périodes de la monnaie fiduciaire. C’est donc dans cette optique que les banques centrales et autorités gouvernementales surveillent avec attention son évolution. De cette manière, les autorités compétentes pourront prendre les décisions nécessaires lors d’un changement décisif de la valeur du bitcoin. C’est à cette condition qu’elles arriveront à garder le contrôle sur cette cryptomonnaie.

En attendant, lorsque les spéculations positives se réalisent, le bitcoin prend de la valeur sur le marché financier. Cependant, comparé à l’or, il reste tout de même très volatile et risqué. C’est pour cette raison qu’il est impossible (pour le moment) de choisir ou de faire jouer au bitcoin le rôle de stabilisateur. Ses importantes fluctuations notées et ses changements imprévisibles ne permettent donc pas encore de l’adopter. C’est au fil des expériences faites par les investisseurs qui ne craignent pas l’inflation que les analyses pourront être faites autour des caractéristiques de cette monnaie. Les résultats de ces études supplémentaires pourront situer les autorités administratives sur son adoption.

Qu’est-ce qui explique ces rendements

Plus récemment, le prix du bitcoin a été influencé par les premiers soutiens institutionnels. Jeudi, la Bank of New York Mellon a déclaré qu’elle fournirait des services de garde pour les actifs numériques, citant la demande croissante des clients.

Plus tôt dans la semaine, Mastercard a également déclaré qu’elle commencerait à offrir un support pour les cryptomonnaies sur son réseau cette année. Et, lundi, Tesla a annoncé qu’elle avait acheté pour 1,5 milliard de dollars de bitcoin et qu’elle commencerait bientôt à accepter le bitcoin comme moyen de paiement.

En novembre, Mike Novogratz, PDG de Galaxy Digital a déclaré qu’il voyait le bitcoin passer les 55 000 ou 60 000 dollars à la fin de 2021. Tyler Winklevoss, co-fondateur de Gemini, la société de crypto-monnaie, a déclaré qu’il pouvait voir l’actif atteindre 500 000 dollars un jour.

Une consommation énergétique qui a un impact important

L’utilisation du bitcoin n’est pas sans impact sur les normes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). À cet effet, le Cambridge centre for alternative Finance a démontré que la consommation énergétique du Bitcoin dépasse celle des pays comme la Finlande. En effet, pour miner les bitcoins, il faut une grande puissance de calcul. De plus, leur minage cause d’importantes émissions de CO2. Il serait judicieux dans ces cas d’utiliser pour les calculs des sources d’énergies renouvelables, même si l’usage frauduleux du bitcoin continue. Il faut tout de même remarquer les efforts consentis par les gouvernements sur ce plan pour essayer de réduire ces actes. Il y va de l’intérêt des investisseurs qui n’ont pas de compte bancaire qui utilisent ces cryptodevises.

Pour conclure, on retient que le bitcoin est une monnaie virtuelle prometteuse, mais dans laquelle il faut investir avec prudence. Si la situation du Covid-19 a facilité son insertion ; les années à venir seront décisionnaires à sa réelle évolution.