Christine Lagarde déclare qu’il est “très peu probable” que les banques centrales détiennent des bitcoins dans un avenir proche

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré que la pandémie avait accéléré le passage du monde à l’économie numérique. Dans un même temps elle a aussi déclaré qu’il était “très peu probable” que les banques centrales détiennent bientôt des bitcoins.

Les commentaires de mercredi étaient les derniers de Christine Lagarde sur bitcoin. En janvier, elle a appelé à plus de réglementation sur la cryptomonnaies, disant que le bitcoin avait été utilisé pour des “affaires bizarres“, y compris le blanchiment d’argent.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y aura pas de place pour la monnaie numérique à l’avenir. Elle a déclaré que la pandémie a poussé les économies à adopter plus rapidement le numérique, et qu’une monnaie numérique en euros pourrait être prête dans environ quatre ans. Mais qu’a la différence du bitcoin et des autres cryptomonnaies, cette monnaie serait controlée par la BCE

Les commentaires de Christine Lagarde s’inscrivent dans le cadre d’une vaste discussion sur la reprise économique alors que le monde émerge lentement de la pandémie de coronavirus.

Christine Lagarde s’est prononcée en faveur de mesures de relance aux États-Unis et en Europe, où elle prévoit que la plupart des pays auront besoin de mesures de ce type d’ici 2022. Elle a exhorté les États membres à poursuivre leurs dépenses budgétaires afin d’éviter les ralentissements à long terme de leur économie.

Les États membres, et l’Europe dans son ensemble, devraient continuer à fournir un soutien fiscal à nos économies au moins tout au long de 2021, et probablement au-delà“, a déclaré Christine Lagarde.

Elle a également déclaré qu’elle n’était pas inquiète d’un retour modéré de l’inflation, qui ne devrait pas atteindre les niveaux pré-pandémiques avant 2023 environ. Elle a mis en garde contre une comparaison entre les mesures de relance budgétaire en Europe et le plan de relance massif de 1 900 milliards de dollars que le président Joe Biden propose aux États-Unis.

N’oublions pas que nous avons deux couches dans cette partie du monde – la couche nationale et la couche régionale et paneuropéenne“, a-t-elle déclaré.