Confirmation que le vaccin Pfizer nécessite une troisième dose de rappel pour totalement efficace !

Le vaccin développé par BioNTech et Pfizer, qui est administré en deux doses, nécessitera une troisième dose après neuf mois, idéalement jusqu’à douze mois – au plus tard – après la deuxième piqûre. Une nouvelle dose sera nécessaire pour consolider la protection contre le coronavirus.

C’est ce qu’a expliqué le Dr Ugur Sahin, cofondateur de BioNTech, lors d’une réunion virtuelle avec des correspondants étrangers accrédités en Allemagne. La possibilité d’une troisième dose avait été anticipée il y a plusieurs semaines, mais elle a finalement été confirmée.

En outre, une nouvelle dose de rappel du vaccin contre le coronavirus de Pfizer sera nécessaire tous les ans ou tous les dix-huit mois. “La protection s’estompe lentement avec le temps“, a-t-il déclaré lors de la réunion. “Nous avons des données qui montrent qu’à six mois, la protection chute de 95 % à 91 %. A huit mois, les anticorps diminuent, c’est pourquoi la troisième dose est nécessaire.

Le vaccin  Pfizer : chaque année, comme pour la grippe

La nouvelle norme consistera à se faire vacciner contre le coronavirus chaque année, comme nous le faisons pour la grippe, car il semble que la réponse immunitaire, tant induite que naturelle, diminue progressivement, ce qui nous rend plus vulnérables.

La possibilité d’une troisième dose du vaccin contre le coronavirus avait déjà été avancée par Albert Bourla, PDG de Pfizer, il y a deux semaines, lors d’une interview.

Pfizer ne sera pas le seul. Stéphane Bancel, PDG et associé principal de Moderna, a déclaré à CNBC qu’ils travaillent déjà à la mise en place d’une dose de rappel à l’automne 2021 pour leur vaccin contre le coronavirus. Cette préparation permettrait d’offrir un degré d’immunité plus élevé contre les nouvelles souches du coronavirus. Surtout la variante sud-africaine.

L’une des bonnes nouvelles concernant le vaccin contre le coronavirus à base d’ARNm de Pfizer est qu’il sera beaucoup plus facile à modifier et à mettre à jour pour mieux agir contre les nouvelles variantes du virus. Contrairement aux vaccins à vecteur viral, comme celui d’AstraZeneca.

Un autre inconvénient de cette dernière est que le délai entre la première et la deuxième dose est plus long et que l’on ne peut pas être vacciné à plusieurs reprises, car on pourrait développer une immunité contre le vecteur adénovirus, qui est en tant que tel le véhicule d’administration de la dose.