Engie et Neoen présentent le mega-projet Horizeo, qui comprend le plus grand parc solaire de France

Les deux entreprises expliquent que l’objectif du projet, qui sera situé près de Bordeaux, est de développer un nouveau modèle de production d’énergie renouvelable, en plaçant l’innovation et le respect de l’environnement au cœur de son développement.

Horizeo comprend un parc photovoltaïque de 1 GW, le stockage, la production d’hydrogène et un centre de données alimenté par l’énergie solaire. Les environnementalistes la rejettent en raison de son impact sur l’environnement.

La plate-forme Horizeo sera située à Saucats, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bordeaux. Outre Angie et Neon, RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et la Mairie de Saucats participent au projet. Le projet, présenté cette semaine, repose sur deux piliers principaux : un parc photovoltaïque de 1 gigawatt, pour produire de l’électricité équivalant à la consommation annuelle de plus de 600 000 personnes ; et des blocs technologiques complémentaires, qui comprennent des batteries de stockage d’électricité, une unité de production d’hydrogène vert et un centre de données alimenté par le parc solaire.

Selon le site web d’Engie, “Horizeo est un projet d’une ampleur sans précédent qui aidera la France à atteindre ses objectifs en matière de transition énergétique. Dans la région de la Nouvelle Aquitaine, l’objectif est d’atteindre une capacité de production d’énergie photovoltaïque de 8,5 GW d’ici 2030, contre 2 GW aujourd’hui. Le projet à lui seul représenterait plus de 15 % de cette ambition régionale“.

L’énergie produite par le parc photovoltaïque sera valorisée par des accords d’achat d’électricité (AAE), c’est-à-dire en dehors des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CER) et donc sans recours à des régimes d’aide publique. Engie et Neoen visent ainsi à démontrer que l’énergie solaire photovoltaïque est aujourd’hui mature, fiable et suffisamment compétitive pour assurer l’approvisionnement direct en électricité des entreprises industrielles. “La production locale d’une énergie renouvelable et compétitive permettra également de développer un électrolyseur et un centre de données directement alimentés par le parc photovoltaïque, une première en France“, explique M. Engie.

Engie dit qu’étant donné l’ampleur du projet, une attention particulière est accordée à ses effets, notamment sur l’environnement et le milieu forestier. Le projet couvre une superficie d’environ 1 000 hectares et fait partie d’un groupe de parcelles privées consacrées à la production forestière de pin maritime dans les Landes et autorisées pour la chasse. Elle nécessite donc l’autorisation de défrichage correspondante et implique un boisement compensatoire.

Tout cela sera bientôt soumis au débat public, comme convenu en décembre dernier par la CNDP (Commission nationale du débat public). Mais le projet de développer un parc solaire de cette taille dans une forêt de pins a déclenché l’opposition des écologistes, des chasseurs et du Parti Vert français lui-même, qui dirige le conseil à Bordeaux depuis juillet.