Goldman Sachs estime que le pétrole atteindra 80 dollars le baril rapidement

Goldman Sachs prévoit que le prix du pétrole atteindra 80 dollars le baril d’ici le quatrième trimestre de cette année, selon une note datée de dimanche, rapporte Reuters.

L’entité basée à New York estime que le marché a sous-estimé un rebond de la demande de brut, même si le scénario d’une éventuelle reprise des exportations par l’Iran en juillet est donné.

Par conséquent, les arguments en faveur d’une hausse des prix du pétrole restent intacts, étant donné la forte augmentation de la demande induite par les vaccins [covid-19] par rapport à une offre inélastique“, explique-t-elle dans le texte.

La reprise est en vue

Le groupe bancaire d’investissement a déclaré qu’une reprise de la demande sur les marchés développés compenserait le récent coup porté à la consommation par la pandémie et une reprise plus lente en Asie du Sud et en Amérique latine.

En ce sens, le rapport souligne que la demande mondiale pourrait augmenter de 4,6 millions de barils par jour jusqu’à la fin de cette année. Il a également noté que les bénéfices pourraient également augmenter au cours des trois prochains mois.

La mobilité augmente rapidement aux États-Unis et en Europe avec l’accélération des vaccinations et la levée des restrictions, et l’activité industrielle et de fret augmente également“, poursuit Goldman Sachs.

L’effet Iran

La banque s’attend également à ce que l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, y compris la Russie dans le cadre de l’OPEP+, compensent toute augmentation de la production de l’Iran, interrompant ainsi pendant deux mois une augmentation de sa production au second semestre 2021.

Les prix du pétrole brut ont chuté la semaine dernière après que le président iranien Hassan Rohani ai déclaré que les États-Unis étaient prêts à lever les sanctions contre les secteurs pétrolier, bancaire et maritime du pays perse.

Le pétrole a récupéré une partie de ces pertes lundi après avoir appris que l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien pourrait être relancé, ce qui pourrait se traduire par une augmentation de l’offre de brut. Les pourparlers indirects entre Washington et Téhéran doivent reprendre cette semaine.