Immobilier : Depuis le premier confinement les parisiens fuient la capitale

Le coronavirus et son lot de bouleversements touchent à beaucoup de secteurs et celui de l’immobilier n’y échappe pas. En effet, depuis le confinement intervenu en début d’année, l’on assiste à un exode des Franciliens. Nous vous en disons plus ici.

L’exode des Franciliens, le secteur immobilier bouleversé

Le taux d’acquéreurs franciliens a connu un accroissement en seulement une année dans la majorité des régions proches et plus éloignées de l’Île-de-France. Cette tendance avait été aperçue juste après le confinement et voilà qu’elle se confirme d’après les chiffres communiqués le 10 décembre dernier par des notaires. La hausse des prix des logements devrait ainsi être moins élevée en région parisienne que dans le reste de la France. Ce qui représente une première dans le secteur immobilier.

En quête d’espaces plus grands et davantage de verdure, certains Franciliens se tournent vers des régions proches et même plus éloignées selon Le Parisien. De ce fait, à l’issue du troisième trimestre de l’année 2020, 27 % des acquéreurs au sein de l’Yonne étaient Franciliens. Ce pourcentage a donc connu une augmentation de 9 points comparativement à l’année dernière, et cela, à la même époque. Du côté de la Normandie, le taux d’acquéreurs franciliens s’accroît de 6 points notamment dans l’Eure et dans l’Orne.

Les régions sont ciblées par les Franciliens

La même remarque a été faite dans plusieurs autres départements à proximité de la région parisienne. Il s’agit entre autres de : la Seine-Maritime, le Loiret, le Loir-et-Cher, le Cher, etc. Cette tendance est aussi présente dans la Creuse, la Haute-Vienne, le Lot, la Lozère, les Hautes-Alpes et la Haute-Corse.

À l’opposé, d’autres départements connaissent une baisse d’acquisition de la part des Franciliens depuis cette année. C’est notamment le cas de la Charente-Maritime et du Var où les taux étaient respectivement de 10 % et 7 %. Les notaires ont alors réalisé le constat d’une baisse de trois points comparativement à l’année précédente.

Cause de la tendance : difficulté d’accéder à sa maison secondaire

« Nombre de Franciliens se sont rendu compte au premier confinement qu’il était compliqué d’accéder à leur résidence secondaire, avec moins de trains et moins de vols » précise Élodie Frémont, notaire de Paris citée par la gazette « le quotidien ». Elle ajoute que « certains ont vendu pour acheter plus près de Paris ».

La situation semble clairement présenter des impacts sur le secteur immobilier. Les notaires prévoient pour l’année 2021, une moindre grimpe des prix en Île-de-France comparativement au reste du pays. Les appartements en province coûteront plus cher d’environ 7,1 % contre 5,8 % en Île-de-France. En ce qui concerne les maisons, l’on notera une augmentation d’environ 6,1 % contre 5,8 %.