Immobilier : Pendant le premier confinement, les ventes en immobiliers ont chuté de 180 000

La crise du Corona Virus a été paralysante dans beaucoup de secteurs d’activité. Le marché de l’immobilier n’en est pas épargné. Pendant le premier confinement, les ventes en immobiliers ont baissé de 180 000. Durant la période allant de mai à novembre, les activités ont suivi leur cours. Le deuxième confinement de novembre a enregistré une baisse moindre. Selon les estimations de Meilleurs Agents, le marché immobilier ne s’est effondré que 10 %, comparé aux 75 % lors du premier confinement.

En effet, le bilan fait au mois de novembre est plus rassurant. On enregistre 10 000 ventes de moins sur le marché contre 180 000 lors du premier confinement. Les Français se sont donc adaptés au contexte sanitaire et économique. Contrairement au confinement du printemps, ils sont plus sereins et confiants quant à l’avenir.

Des prix plus stables dans les grandes villes

En ce qui concerne les prix, le marché semble stable dans les grandes villes de l’Hexagone. En novembre, Meilleurs Agents observe que celles qui avaient basculé dans le rouge depuis la rentrée poursuivent leur phase d’atterrissage (-0,4 % à Toulouse et Nice, -0,3 % à Bordeaux, -0,1 % à Rennes et Lyon et stabilité à Paris). Quant à celles qui tiraient encore leur épingle du jeu, elles continuent à bien résister (+0,6 % à Marseille et Lille, +0,7 % à Strasbourg).

Une déstabilisation de la demande

Par ailleurs, l’interdiction des visites durant le mois de novembre a réduit la quantité de produits disponibles sur le marché. “L’ajout de nouvelles annonces de mise en vente a diminué de près de 30 % au niveau national par rapport au rythme habituel durant ce mois qui vient de s’écouler” ajoute Meilleurs Agents. Le mois de décembre semble donc plus calme comparé au printemps en termes d’activités immobilières.

De plus, dans les métropoles, Meilleurs Agents note un ratio à peine supérieur à 1 acheteur pour 1 vendeur. Ce qui témoigne du niveau bas de l’indice de tension immobilière. Ainsi dans les villes tels que Lyon, Paris, on ne note que 6 % d’acheteurs de plus que de vendeurs. Le constat reste le même à Nice (4 %), Marseille (7 %) et dans bien d’autres encore. À titre comparatif, l’année dernière à la même période, Paris comptait 26 % et Rennes 23 %.

Une hausse de chômage qui rend le secteur incertain

Les conséquences économiques de la crise auront des effets sur le marché immobilier. Toutefois, Meilleurs agents est contre l’idée d’un effondrement de ce marché à cause de la confiance témoignée par les ménages. Mais, il affirme une phase de repli qui va dépendre d’une évolution à la hausse de chômage en l’an 2021. Cette hausse s’accompagnera des effets du confinement du mois de novembre.