Immobilier : Vers un baisse durable pour le marché des bureaux ?

Aucun secteur de la vie sociale et économique n’a été épargné par le Covid-19. Dans le secteur des bureaux, cette crise sanitaire en a engendré un effondrement total du marché. Le dernier souci des entreprises est de déménager et les experts du secteur ne prévoient aucune reprise avant juin 2021.

Le bilan de la situation

Paris possède les plus gros pourcentages de location de bureaux dans toute la France. Le bilan Immostat a révélé qu’en 2020, le nombre de bureaux loués dans cette ville a chuté de 45 % et celui des bureaux vacants a rebondi du tiers et plus encore. Cette situation est aussi due aux différentes mesures strictes de confinement. Il semblerait même qu’aucun espoir ne subsiste à l’horizon, car depuis l’été, les visites sur le marché des logements ont repris de plus belle. Alors qu’il n’est pour personne un secret de Polichinelle que les opérations à mener sur un bureau à louer sont bien plus lourdes que celles à effectuer sur un logement.

Le bout du tunnel est encore loin

Récemment, le Premier ministre français a évoqué la situation et parlait d’une sortie de crise à l’été. Malheureusement, rien n’est moins sûr puisque cette sortie de crise a été reliée à la vaccination contre le Covid en France et à l’apparition d’une nouvelle variante du virus au Royaume-Uni. Si toutefois la lenteur du premier facteur s’estompe et qu’une solution est trouvée pour le second, il a de fortes chances que les propriétaires de bureaux recommencent à recevoir leurs clients. D’ailleurs, il ne faut pas oublier l’impact du télétravail, car désormais, la majorité des employés travaille à distance.

Les bureaux et le télétravail

Pour comprendre l’incidence que peut avoir le télétravail sur la location de bureaux, il faut considérer la récente décision d’Engie. Le gérant de l’énergie avait, en effet, a voulu construire son siège puis en a confié la réalisation au promoteur Nexity. Ce dernier devait ériger 6 bâtiments, mais Engie a fini par réduire ce nombre à 4. Selon lui, les modes de travail évoluent et il faudrait bien qu’il ne perde pas de vue la montée du télétravail. De nombreuses autres entreprises ne se voilent pas non plus la face : elles auront besoin de moins d’espace dans les prochains jours.

Les investisseurs rentrent dans le jeu

Dans un communiqué, l’expert CRBE Nicolas Verdillon affirme que les investisseurs manquent de perspectives économiques. La plupart d’entre eux se sont donc retirés et on n’assiste plus à des achats d’espaces pour la location. Il y a par exemple eu une chute de 36 % du montant habituellement investi en immobilier d’entreprise.