La pandémie a éliminé l’équivalent de 255 millions d’emplois dans le monde en 2020

En 2020, le nombre d’heures travaillées dans le monde a été réduit de 8,8 %, ce qui représente l’équivalent d’une perte de 255 millions d’emplois dans le monde, selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Ce chiffre est environ quatre fois supérieur à l’impact sur le marché du travail de la crise financière de 2009.

Ces pertes ont entraîné une baisse de 8,3 % du revenu du travail avant la mise en place de mesures de soutien des différents gouvernements, ce qui équivaut à 3,040 milliards d’euros, soit 4,4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.

L’étude de l’OIT met également en évidence l’impact inégal selon les secteurs économiques, les zones géographiques et les différents marchés du travail, en soulignant les préoccupations d’une « reprise en forme de K« , c’est-à-dire que les secteurs et les travailleurs les plus touchés au départ de la crise seront ceux qui seront les derniers à bénéficier de la reprise économique post-COVID, ce qui entraînera une inégalité croissante si des mesures gouvernementales correctives ne seront pas prises.

L’hôtellerie, le secteur le plus touché

Le secteur le plus touché par la pandémie a été le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, où le taux d’emploi a chuté de plus de 20 % en moyenne, suivi par le commerce de détail et les activités de production industrielle.

En revanche, le taux d’emploi dans le secteur de l’information et de la communication, ainsi que dans le secteur de la finance et des assurances, a augmenté au cours des deuxième et troisième trimestres de 2020. On a également constaté une augmentation marginale dans les secteurs des mines et des carrières et des services publics.

L’OIT note que, d’après les projections pour 2021, une reprise relativement forte est attendue dans la plupart des pays, si la pandémie arrive a être maitrisée.