La vague de froid aux États-Unis relance le prix du pétrole !

Les prix du pétrole ont augmenté en raison de la lente reprise de la production aux États-Unis après la vague de froid, qui souligne la situation tendue de l’offre, au moment où la demande se remet lentement de la crise COVID-19.

Le Brent a augmenté de 33 cents, soit 0,5 %, à 63,24 dollars le baril, après avoir gagné près de 1 % la semaine dernière. Le contrat WTI a gagné 23 cents, soit 0,4 %, à 59,47 dollars le baril, après avoir chuté de 0,4 % la semaine dernière.

Le temps anormalement froid au Texas et dans plusieurs États Américains a bloqué l’extraction de pétrole et de gaz depuis plusieurs jours maintenant, ceci créant une augmentation des importations américaines en hydrocarbure.

Il faudra probablement plusieurs jours aux équipes pétrolières pour dégeler les vannes, redémarrer les systèmes et commencer la production de pétrole et de gaz.

Les raffineries américaines de la côte du Golfe du Mexique évaluent les dommages et peuvent prendre jusqu’à trois semaines pour rétablir la plupart de leurs opérations, selon les analystes.

L’OPEP et les compagnies pétrolières américaines voient un rebond limité de l’offre d’huile de schiste cette année car les principaux producteurs américains gèlent le pompage malgré la hausse des prix, une mesure qui aiderait le cartel et ses alliés.

L’OPEP a déclaré que ce mois-ci, elle s’attend à ce que la production américaine de schiste diminue de 140 000 barils par jour pour atteindre 7,16 millions de bpj. Les prévisions du cartel ont été faites avant qu’une vague de froid ne frappe le Texas, qui abrite 40 % de la production américaine, ce qui a entraîné la fermeture de puits et freiné la demande des raffineries régionales.

L’absence de reprise de la production de schiste pourrait permettre à l’OPEP et à ses membres de gérer plus facilement le marché.

Le schiste américain a été le principal fournisseur hors OPEP au cours des dix dernières années ou plus“, a déclaré un autre délégué de l’OPEP. “Si ce ralentissement de la croissance se confirme, je n’ai pas d’inquiétude particulière, car les producteurs des autres pays peuvent répondre à la croissance de la demande en augmentant leur production“.

Pourtant, l’OPEP n’est pas pressée d’ouvrir les vannes et vont préférer rationner et faire ainsi monter les prix. Le ministre saoudien de l’énergie, le prince Abdulaziz bin Salman, a déclaré le 17 février que les producteurs de pétrole devraient rester “extrêmement prudents“.