La variante britannique de la covid représente 1% et progresse rapidement !

La variante du coronavirus détectée pour la première fois au Royaume-Uni représente “environ 1 %” des cas en France et devrait se propager davantage, avertit le Conseil scientifique qui conseille le gouvernement et appelle au renforcement des mesures restrictives de distanciation sociale.

Il s’agit de “tenter de ralentir” la propagation de cette variante, plus contagieuse, car sinon il pourrait y avoir “plusieurs dizaines de milliers” de cas en France d’ici début avril, a expliqué ce mercredi le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, dans une interview à France Info.

Ce 1% de cas est le calcul effectué sur la base d’un échantillon de 100.000 tests PCR positifs la semaine dernière.

A la question de savoir si les frontières doivent être fermées pour empêcher la propagation de cette souche et d’autres en France, comme celle qui est apparue en Afrique du Sud, M. Delfraissy a répondu que “pour la variante anglaise, il est probablement trop tard“.

Nous devons restreindre de manière drastique nos relations avec l’Afrique du Sud“, a-t-il déclaré. Jusqu’à présent, trois cas de cette souche ont été identifiés en France, et le Conseil scientifique s’inquiète de sa possible propagation à La Réunion et à Mayotte, les territoires insulaires de l’Océan Indien, qui ont beaucoup d’échanges avec l’Afrique du Sud.

Sur la question de savoir si les écoles doivent être fermées, M. Delfraissy a expliqué que les informations sur la souche britannique ne rendent pas cette option souhaitable, tout en soulignant que la surveillance de la contagion devra être accrue afin de décider des fermetures en temps voulu en cas d’épidémie.

Il s’est dit “optimiste” quant à l’évolution de la campagne de vaccination, qui a été critiquée pour son démarrage lent (seulement 190 000 doses avaient été signalées jusqu’à mardi), et a préconisé de se concentrer sur les groupes les plus vulnérables, notamment les personnes âgées vivant dans des maisons de retraite.

Selon lui, étendre la vaccination aux jeunes maintenant serait “une erreur” car “avec un nombre limité de vaccins, la priorité est la population la plus vulnérable“, où “le vaccin sauve des vies”.

A la veille de l’annonce faite jeudi par le gouvernement du renforcement de son dispositif de lutte contre le(s) coronavirus, M. Delfraissy a déclaré que “des mesures de restriction devront être prises, c’est certain.”

Ce matin, Emmanuel Macron a réuni les principaux responsables de cette crise au sein de son exécutif dans un Conseil de défense.

Le président du Conseil scientifique s’est dit confiant qu’une certaine forme de normalité pourrait être rétablie “vers le mois de septembre“.