Le bénéfice d’EDF a chuté de 88% en 2020

EDF a enregistré un bénéfice net comptable de 615 millions d’euros en 2020, soit une baisse de 88% par rapport au bénéfice enregistré l’année précédente, a indiqué jeudi l’entreprise.

La société a déclaré dans un communiqué que son ebitda était de 16,2 milliards d’euros, en baisse organique de 2,7%, mais qu’il aurait progressé de 6,2% sans l’effet de covid, qui a impacté son excédent brut d’exploitation de 1,5 milliard d’euros.

La société a réduit sa production nucléaire de 44,1 térawattheures en 2020, dont quelque 33 térawattheures en raison de la crise sanitaire.

Avec ces chiffres, la direction d’EDF proposera un dividende de 0,21 euro par action, avec une option de paiement par titres, option que l’Etat, qui détient 83,7% du capital de la compagnie d’électricité, prendra.

La crise sanitaire a apporté une preuve tangible de la résilience du FED en termes opérationnels et financiers. Malgré la récession sans précédent, nous avons obtenu de solides résultats financiers“, a souligné le président directeur général de l’entreprise, Jean-Bernard Lévy.

Le chiffre d’affaires d’EDF en 2020 était de 69,031 milliards d’euros, en baisse de 3,2 %. Par secteur d’activité, le chiffre d’affaires de la division production et fourniture a augmenté de 1,8 % à 28,361 milliards, tandis que le chiffre d’affaires des activités réglementées a augmenté de 0,9 % à 16,228 milliards.

Le chiffre d’affaires de la division des énergies renouvelables a augmenté de 1% à 1,582 milliard, et la filiale nucléaire, Framatome, a diminué de 2,4% à 3,295 milliards. En revanche, le chiffre d’affaires au Royaume-Uni s’est élevé à 9,041 milliards d’euros, en baisse de 5,6 %, et le chiffre d’affaires en Italie a chuté de 21,7 % à 5,967 milliards d’euros. Le reste des marchés internationaux a eu un impact sur le chiffre d’affaires du groupe de 2,420 milliards d’euros, soit 10 % de moins.

L’achat de carburant et d’énergie a représenté une dépense de 32,425 milliards, en baisse de 7,6 %, tandis que les dépenses de personnel ont augmenté de 1,2 % pour atteindre 13,957 milliards d’euros. Les autres dépenses externes ont diminué de 2% à 8,461 milliards d’euros et l’impact des amortissements et dépréciations s’est élevé à 10 838 millions d’euros.