Le bitcoin consomme déjà plus d’électricité que l’Argentine ou la Suède !

Le bitcoin consomme déjà plus d’électricité que l’Argentine et son impact sur le climat suscite des inquiétudes.

Une cryptomonnaie qui consomme annuellement autant d’électricité que la Finlande et laisse une empreinte carbone comparable à celle de la Suisse : voilà ce qui se cache derrière le boom du bitcoin. Les données, publiées dans l’indice de consommation énergétique du bitcoin de Digiconomist, un site spécialisé dans les monnaies numériques, reflètent l’empreinte environnementale qui inquiète certains experts et des personnalités comme Bill Gates, fondateur de Microsoft.

Source : digiconomist.net

Dans une interview accordée au New York Times, Bill Gates a déclaré que le bitcoin “utilise plus d’électricité par transaction que toute autre méthode connue de l’humanité”.

De quelle quantité d’énergie parlons-nous ?

L’université de Cambridge dispose également d’un indice de la consommation électrique des bitcoins qui fournit la réponse. Selon ses données, le système qui permet le fonctionnement de la cryptomonnaie utilise 129,24 térawattheures (TWh) par an, soit plus que ce que l’Argentine utilise annuellement. La monnaie virtuelle est déjà en passe de dépasser la Suède en matière de consommation d’énergie.

Bien que le bitcoin soit numérique, il n’est pas nécessairement une option verte. Le processus de “minage” de ces devises à l’aide d’ordinateurs dans de grands centres d’information affecte directement l’environnement.

La Chine est le pays où la plupart des bitcoins sont extraits et, dans des provinces comme le Sinkiang, dans le nord, le charbon est la source d’électricité qui rend ce type d’opération possible. En fait, selon une étude de l’université de Cambridge, l’Asie et le Pacifique utilisent des proportions plus élevées de ce combustible fossile pour les cryptomonnaies par rapport aux autres régions du monde.

La production de ces monnaies numériques et le soutien du réseau entraînent un niveau d’émissions de carbone qui pourrait aggraver le réchauffement de la planète. Dans le cas du bitcoin, une étude de 2019 publiée dans la revue scientifique Joule estime que la crypto-monnaie génère environ 22 mégatonnes de dioxyde de carbone par an. En d’autres termes, elle émet les mêmes émissions de CO2 que des villes comme Las Vegas, Kansas City, Caracas ou Lima.

Malgré les conséquences environnementales, la popularité du bitcoin ne cesse de croître et son prix de s’envoler. La monnaie virtuelle a dépassé la barre des 60 000 dollars samedi, quelques semaines seulement après avoir franchi la barrière des 50 000 dollars par unité.