Le nombre de fonds certifiés ISR en France a doublé en 2020

investissement socialement responsable (ISR)

Il semble que la finance verte veuille passer à un niveau supérieur. C’est en tout cas ce que démontrent les nombreux fonds qui affirment remplir tous les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ainsi, les investissements responsables se renforcent de plus en plus particulièrement dans la zone européenne. Par ailleurs, leur forte croissance requiert une constitution de nouveaux cadres.

La forte croissance des investissements responsables

On retrouve au sein de la gestion d’actifs de nombreux fonds qui se réclament des critères ESG. Ainsi, pour assurer la certification de cette démarche, de nombreux labels à l’instar de l’investissement socialement responsable (ISR) ont tourné à plein régime.

En effet, le nombre de fonds certifiés ISR en France a quasiment doublé en 2020. On assiste à une valeur de 618 contre 365 en fin d’année 2019 et qui comprend de nombreuses sociétés de gestion. Dorénavant, ces fonds gèrent une valeur qui dépasse largement les 230 milliards d’euros. Cette information a été relayée par le label qui n’a pas encore achevé son recensement pour l’année 2020.

D’autre part, au sein du marché obligataire, on assiste à une augmentation de l’émission des dettes vertes au niveau mondial. En effet, celle-ci a connu une hausse de 12% sur les 11 premiers mois de l’année 2020. Cet accroissement est marqué par une accélération considérable au second semestre.

ESG : une véritable tour de Babel sémantique

Le secteur durable attire de plus en plus des acteurs, ce qui a d’ailleurs donné naissance à de multiples appellations coexistantes. Ainsi, sur le marché obligataire, une société peut faire une émission de « dette verte » pour des projets spécifiques et faisant l’objet de contrôle. Elle peut aussi émettre une « dette de développement soutenable » ou une « dette de transition » qui est encore plus vaste.

Le même constat a été fait sur la gestion d’actifs. Comme le souligne la présidente du directoire de La Banque Postale, l’ESG constitue une véritable tour de Babel sémantique. Elle ajoute également qu’il est considéré comme une autoproclamation vu l’inexistence d’un cahier de charges précis. À cet effet, il faut que le label ISR oblige la société de gestion à implanter une méthodologie stricte.

Montée en exigences : l’objectif du label ISR

Le chef du bureau épargne et marché financier à la direction du trésor et aussi gestionnaire du label ISR s’est également prononcé sur le sujet. Selon lui, c’est le moment d’augmenter le degré d’ambition et de se préparer à monter en exigences dans les années à venir. Il déclare aussi que les fonds labellisés doivent montrer des progrès dont la réalisation est basée sur des critères ESG préalablement choisis.