Le régime chinois a exigé qu’Alibaba se sépare de ses médias

Les attaques de Pékin ne s’arrêtent pas, en novembre elles ont stoppé ” in extremis ” une entrée en bourse colossale de 34 000 millions de dollars de Ant Group, une filiale du géant asiatique des paiements en ligne.

Le régime chinois a demandé au géant du commerce en ligne Alibaba de renoncer à ses actifs dans le secteur des médias, inquiet de l’influence exercée par le groupe fondé par Jack Ma, affirme lundi le Wall Street Journal.

Le milliardaire, qui s’est officiellement retiré d’Alibaba en 2019 mais reste un actionnaire important, est dans le collimateur des autorités de son pays depuis plusieurs mois.

Les régulateurs chinois ont stoppé “in extremis” en novembre une entrée en bourse colossale de 34 milliards de dollars de Ant Group, la filiale d’Alibaba pour les paiements en ligne. Et, un mois plus tard, les régulateurs ont ouvert une enquête sur les pratiques commerciales d’Alibaba, jugées monopolistiques.

Désormais, les autorités exhortent Alibaba à réduire ses participations dans les médias, selon le journal américain, qui ne cite pas de sources.

Il n’a pas non plus précisé si Alibaba devait se retirer complètement des médias ou céder une partie de ses parts.

Alibaba est également exposé à recevoir la plus grande amende de l’histoire de la Chine pour ses pratiques monopolistiques, avait avancé le WSJ vendredi.

Cette somme pourrait dépasser les 975 millions de dollars payés en 2015 par le fabricant américain de micropuces Qualcomm, la plus importante amende antitrust infligée jusqu’à présent par Pékin.

Selon le journal, les autorités accusent Alibaba de forcer l’octroi d’une exclusivité aux entrepreneurs qui vendent sur leurs sites en ligne, et de s’abstenir de commercialiser des produits ou des services sur d’autres plateformes similaires.