Les compagnies pétrolières réduisent la recherche de nouveaux gisements de combustibles fossiles

Les acquisitions de nouvelles licences d’exploration onshore et offshore pour les cinq premiers géants énergétiques ont chuté à leur plus bas niveau DEPUIS cinq ans, selon les données du cabinet de conseil Rystad Energy.

Le nombre de licences d’exploration a chuté l’année dernière en raison de l’épidémie, tandis que des entreprises comme Exxon Mobil, Royal Dutch Shell et Total France ont également réduit leurs dépenses, a déclaré l’analyste de Rystad Energy, Palzor Shenga.

L’acquisition de baux supplémentaires a un coût et exige que certains engagements de travail soient respectés. C’est pourquoi les entreprises ne veulent pas investir sur des surfaces supplémentaires dans leurs domaines d’activités non essentiels“, a déclaré M. Shenga.

Parmi les cinq entreprises, BP a connu de loin la plus forte baisse d’acquisition de nouvelles surfaces en 2020. Bernard Looney, qui est devenu le PDG de BP en février, a présenté une stratégie visant à réduire la production de pétrole de 40 %, soit 1 million de barils par jour, d’ici 2030.

Exxon, la plus grande compagnie énergétique américaine, a acquis la plus grande surface en 2020 dans le groupe, avec 63% dans trois blocs en Angola, selon Rystad Energy.

Total arrive en deuxième position avec deux grands blocs acquis en Angola et à Oman.

L’acquisition de surfaces d’exploration permet aux entreprises de rechercher du pétrole et du gaz. Si de nouvelles ressources sont découvertes en quantités suffisantes, les entreprises doivent décider si elles veulent les exploiter, c’est un processus coûteux qui peut prendre plusieurs années.

Cette baisse des activités d’exploration pourrait entraîner un déficit d’approvisionnement en pétrole et gaz dans la seconde moitié de la décennie, selon les analystes.