Plus de 70 manifestations contre la loi sur la sécurité globale

Ce samedi, de nouvelles manifestations ont eu lieu dans plus de 70 villes contre la loi sur la sécurité globale.

À Paris, lors de la mobilisation “pour la défense des libertés“, ils ont réclamé le “droit à la culture” après la “répression disproportionnée” de la police lors d’une fête de la Saint-Sylvestre à Liège, où ils étaient environ 2 400 malgré les restrictions.

Les manifestations réclamaient le droit à l’information et la liberté de manifestation et protestaient contre les violences policières et la surveillance de masse.

Les manifestants comprennent des associations telles que la Ligue des droits de l’homme et Amnesty, ainsi que des syndicats et des associations, notamment des associations de journalistes et de directeurs de l’audiovisuel. Le projet de loi a déjà été approuvé en première lecture à l’Assemblée nationale et doit être examiné en mars au Sénat.

Ce qui est en jeu est (…) très important. Elle affecte le respect même de l’Etat de droit” et le contrôle des autorités “par les citoyens, le parlement, le pouvoir judiciaire et la presse“, ont fait valoir les associations, ajoutant que “les mesures de surveillance de la population doivent rester l’exception.

Ils demandent notamment le retrait de plusieurs dispositions, comme l’article 24, qui criminalise la diffusion malveillante d’images de membres de la police. Ils rappellent également les articles 21 et 22 sur l’utilisation de caméras et de drones par la police.

Les seules libertés accordées sont à l’économie“, a déploré un porte-parole de la Confédération générale des travailleurs (CGT), Gérald Le Corre, dans des déclarations recueillies par BFMTV.

Les manifestations contre le projet de loi ont commencé après sa présentation le 17 novembre et ont été soutenues par le mouvement du “gilet jaune”. Le plus grand rassemblement a été celui de 500 000 personnes dans tout le pays, selon les organisateurs ; 133 000, selon le gouvernement.