Bitcoin : Le mot de passe qui valait 50 millions d’euros !

Un Allemand a réussi à cacher à la police près de 50 millions d’euros en bitcoin, simplement en ne révélant pas son mot de passe.

Les autorités allemandes ont récupéré 50 millions d’euros en bitcoin auprès d’un fraudeur, mais n’ont pas pu accéder aux Bitcoins car l’accusé ne leur ont pas dit quel était le mot de passe pour y accéder.

L’homme a été envoyé en prison et a purgé sa peine, gardant son silence alors que la police essayait de déchiffrer le code et d’accéder aux plus de 1 700 bitcoins, a déclaré un procureur de Kempten, en Bavière. “Nous lui avons demandé mais il ne veut pas nous le dire, peut-être qu’il ne le sait pas.

L’homme avait été condamné pour avoir installé des logiciels sur d’autres ordinateurs afin d’exploiter leur puissance pour extraire des bitcoins. Lorsqu’il est allé en prison, sa cachette ne valait qu’une fraction de ce qu’elle vaut aujourd’hui : le prix est monté en flèche depuis la fin de 2020 et a atteint ce lundi des sommets records à 43 780 dollars.

Selon Reuters, l’arnaqueur a déjà purgé sa peine, il est libre mais l’État allemand n’a toujours pas récupéré les bitcoins qu’il a obtenu des logiciels malveillants installés. Malgré cela, il n’a toujours pas remis l’accès.

Les autorités allemandes assurent qu’elles ont pris les mesures nécessaires pour empêcher le sujet d’accéder à nouveau aux Bitcoins en question après avoir été libéré, bien qu’il n’ait pas été précisé comment.

Les bitcoins sont stockées dans des portefeuilles cryptés et les utilisateurs doivent entrer un mot de passe pour accéder à leur argent. Si le code est perdu, il n’y a aucun moyen de les récupérer.

C’est précisément ce qui est arrivé à un autre Allemand, un programmeur qui vit à San Francisco et qui n’a que 2 chances (sur 10) d’y entrer, sinon il perdra les 180,8 millions d’euros de bitcoin qu’il garde dans son portefeuille.

De même, l’Anglais James Howells a jeté en 2013 un disque dur qui stockait 7 500 bitcoins, soit l’équivalent d’environ 227,83 millions d’euros. Howells a demandé au conseil municipal de Newport, la ville où il vit, la permission de creuser dans la décharge en échange d’un don de 25% de la valeur du portefeuille à distribuer à tous les citoyens. Le Conseil a rejeté sa proposition en raison de l’énorme impact environnemental sur la région environnante.

Ce ne sont là que deux exemples parmi tant d’autres. Selon les estimations de la Chainalysis publiées dans le New York Times, environ 20 % des 18,5 millions de bitcoins – soit environ 115 000 millions d’euros – sont perdus dans des portefeuilles abandonnés.

Anonymat : le meilleur et le pire du Bitcoin

Une partie du fonctionnement de base du Bitcoin est précisément son anonymat absolu. Chaque “adresse” où est stockée la cryptocarte n’a pas de données ou de caractéristiques permettant de remonter à une personne en particulier. De plus, il ne peut être accessible qu’avec un système de vérification qui, en cas de perte, ne permet pas de le récupérer.

Cela permet de s’assurer que le bien numérique peut être échangé de la même manière que deux personnes échangeraient de l’argent liquide. Mais en même temps, cela simplifie grandement l’escroquerie. Car si les mesures nécessaires sont prises, il est impossible de détecter qui est derrière une adresse Bitcoin.

Si les auteurs d’une escroquerie sont retrouvés, l’argent numérique peut être caché sans que les autorités puissent le récupérer, comme dans le cas présent.