Vers une régression de 2 % des prix de l’habitation en 2021 ?

Au troisième trimestre, les notaires ont remarqué une diminution de la hausse. Moody’s quant à lui, envisage une régression de 2 % des prix de l’habitation l’année prochaine. Cependant, tous les Français ne pourront pas profiter de cette placidité des prix de l’immobilier.

L’impact de la crise économique sur l’immobilier

Nonobstant les signes annonciateurs de placidité après plusieurs mois de crise économique, le coût des logements français augmente de jour en jour. On peut espérer une diminution des prix l’année prochaine, mais elle ne sera pas favorable à tous. Pendant la présentation des chiffres trimestriels du marché de logement ancien, la notaire Élodie Frémont a résumé : « La hausse des prix se poursuit, mais elle s’atténue ». Le marché du logement ancien émerge de nombreuses années de progrès permanent des coûts avec comme symbole la situation de Paris où le mètre carré a franchi le seuil symbolique des 10 000 euros. Par la suite, l’on connait une importante crise économique avec la pandémie du Covid-19.

Les ventes ont baissé après le confinement imposé au printemps. En septembre, on enregistre moins d’un million en un an. La baisse va sûrement s’accélérer à cause du nouveau du confinement de novembre.

Le seuil des 11 000 euros du mètre carré ne sera pas atteint en fin d’année

Au troisième trimestre 2020, ils ont évolué de 5,2 % comparé à l’année 2019. Cela demeure pour autant une régression par rapport au trimestre précédent qui était supérieur à 5,6 % sur un an. Cette situation ébranle particulièrement la province comme l’île de France, même si cette comparaison est sommaire et ne reflète pas les disparités entre campagnes, petites agglomérations et grandes capitales. Élodie Frémont a avoué que « Les 11 000 euros du mètre carré parisien ne seront pas atteints en fin d’année et certainement pas en janvier ».

L’agence de notation Moody’s pense qu’il pourrait avoir une régression de 2 % du coût des habitations françaises l’année prochaine. Elle constate également que l’immobilier suit habituellement de près le développement économique. Mais, avec une régression de quelque 10 % du PIB espéré cette année, la baisse des prix est plausible.

Des classes qui auront des difficultés à emprunter

Selon Vincent Allilaire, l’un des experts de l’agence, « Les secteurs les plus affectés sont ceux qui emploient des employés aux revenus les plus modestes et les plus jeunes ». En effet, cette partie de la société aura du mal à obtenir des prêts pour payer un logement. Ce choix impacte déjà les chiffres sur les crédits immobiliers. Cela se remarque encore plus par le fait que les dirigeants financiers exigent depuis un an aux établissements financiers de prêter à des conditions moins avantageuses.